Le monde selon Garp – John Irving

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Puisqu’il faut bien commencer quelque part, j’inaugure cette partie par le livre que je viens de terminer : The World According to Garp de John Irving (Le monde selon Garp en français).

Je n’avais lu de John Irving que son dernier ouvrage paru : Dernière nuit à Twisted River. Enthousiasmé par la première partie du livre j’ai été assez déçu par la suite. J’ai donc décidé de redonner sa chance à John Irving en m’attaquant à l’un des ses principaux et meilleurs romans selon les critiques.

Je me suis également souvenu avoir traduit un extrait de The World According to Garp en classe prépa et pour le seul plaisir d’avoir à retrouver cet extrait au cours de ma lecture, mon choix s’est porté sur ce livre.

Je n’ai pas été déçu. D’emblée, le lecteur est plongé dans un univers légèrement décalé mais terriblement réaliste, sans doute à cause du regard lucide voire cynique de l’auteur sur ses personnages et les situations dans lesquelles ils évoluent.

On se met à suivre la vie de Garp, de son enfance à l’âge adulte, avec plaisir et intérêt. Malgré son parcours atypique (écrivain peu connu, fils d’une féministe marginale qui devient une icône nationale après avoir publié un best-seller), on s’identifie facilement à lui. Cependant l’auteur parvient à maintenir une distance entre le lecteur et son personnage pour faire du roman un roman d’apprentissage où l’on suit Garp tout au long de sa vie. Les thèmes qui traversent le roman sont, entre autres, l’amour, la famille, le couple et la mort.

La mort est le thème principal du roman, ou plutôt la peur de la mort et la mort des personnes qui nous sont proches. Elle est personnifiée par le concept de « Under Toad » (« Crapaud du ressac » en français). Le fils de Garp entend « Under Toad » alors que son père le met en garde contre « the undertow », le reflux marin en anglais.  C’est une belle métaphore qui parcourt toute la deuxième partie du livre dans laquelle se produisent de très nombreux événements tragiques. Mais traités avec humour, ces événements prennent une autre dimension. L’auteur nous invite à ne pas subir ces événements mais à les regarder différemment pour suivre une autre course d’actions. C’est ce qui constitue la structure narrative du roman.

Le dernier chapitre est à ce titre très émouvant, très triste mais il conclut joliment le roman. La phrase : « If he could have talked, he would have told Helen not to be frightened of the Under Toad anymore » m’a particulièrement touché. Elle est parfaitement amenée et j’aime à penser que c’est la phrase autour de laquelle John Irving a voulu bâtir son histoire.

If he could have talked, he would have told Helen not to be frightened of the Under Toad anymore.

Le style de John Irving est simple mais incisif. Il y a d’intéressantes mises en abyme (des extraits des romans écrits par Garp). La lecture du roman est très agréable. L’originalité de son histoire et le traitement des thèmes abordés font de ce roman une œuvre singulière et un excellent roman contemporain.

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